Vitrail remerciements à Marie-bataille de Dixmude
Le Vitrail
Don des chamois et chaumoises
Vitrail situé au-dessus de l’entrée principale de l‘église Saint Nicolas de La Chaume .
Ce vitrail est un don des chaumois et chaumoises, pour certains en mémoire de leurs défunts morts à la guerre de 1914 et pour d’autres en remerciements à Marie pour les membres de leur famille revenus vivants de la guerre.
Description
Les bords de ce vitrail représentent l’architecture d’un édifice religieux.
Dans la moitié supérieure, au centre, la Vierge à l’Enfant domine au-dessus du champs de bataille de Dixmude.
La moitié inférieure représente des militaires dans une tranchée avec leur casque et leur capote. on peut voir en bas à droite, au premier plan, un militaire vu de côté et un deuxième assis face à lui, portant tous deux un bonnet à pompon rouge ( bâchi) en rapport aux fusiliers-marins (unité de la Marine Française) commandés par l’amiral Ronarc’h qui se sont sacrifiés à la bataille de Dixmude.
Au centre, en bas, sur des parchemins figure l’inscription « Don de la paroisse de la Chaume 1914-1919″.
Les fusiliers-marins
Création de la brigade des fusiliers-marins
Pour utiliser ses marins inemployés, la Marine française disposant de 6 600 inscrits maritimes réservistes, on créa une brigade terrestre de deux régiments de fusiliers-marins placés sous le commandement de l’amiral Ronarc’h.
Composés des matelots pour la plupart bretons (Lorient), dont 700 très jeunes à peine âgés de 17 ans (leur extrême jeunesse leur a valu d’être surnommés les « Demoiselles aux pompons rouges » par les Parisiens).
D’autres marins au long cours, des pêcheurs, des caboteurs, venus d’autres ports français, inexpérimentés comme eux et ne sachant pas non plus se servir d’une arme les rejoignirent à Paris.
Affectation en première ligne
Cette brigade, était prévue au départ pour se tenir loin du front, mais pour compenser les pertes des premières batailles, il fût décidé dès septembre 1914 de l’envoyer en première ligne pour soutenir l’armée Belge et l’aider à se replier sur la France afin de protéger les ports stratégiques de Dunkerque et Calais.
La brigade a donc combattu à Melle, Dixmude, Streenstraete et Nieuport (Belgique).
Pour se rendre d’une ville à l’autre, ces matelots qui étaient habitués à vivre les pieds nus sur leur bateau avaient beaucoup de difficultés à marcher sur de grandes distances et ne pouvaient parcourir qu’une quarantaine de kilomètres maximum.
Exploit à la Bataille de Dixmude
La prouesse accomplie par la brigade à Dixmude :
Ayant reçu l’ordre de défendre cette ville « quatre jours » en attendant l’arrivée des renforts, les combats furent rudes et éprouvant pour les fusiliers accompagnés de 5000 belges, face aux Allemands cinq fois plus nombreux qui déclenchèrent l’offensive le 16 octobre 1914 !
La brigade eut un renfort de 1200 tirailleurs sénégalais fin octobre 1914.
Puis, les autorités belges décidèrent d’inonder les plaines de l’Yser pour retarder l’avancée des allemands.
Ayant tenus près d’un mois depuis le début de cette bataille, après moult combats qui se terminèrent au corps à corps, la brigade des fusiliers-marins dû abandonner la ville en feu et se replier sur la rive gauche de l’Yser, perdant rien que pour cette journée 2000 hommes.
Bravoure remerciée
Leur exploit d’avoir tenu trois semaines au lieu de « quatre jours » face à l’ennemi, leur bravoure et sa propagande furent transmis rapidement et leur sacrifice eut un grand retentissement en France.
Les fusiliers-marins subirent une perte de 47 % dans cette bataille de Dixmude.
Le Président Raymond Poincaré, remit solennellement un drapeau à la brigade en remerciement de leurs actions héroïques, le 11 janvier 1915.
La brigade dont les effectifs furent renouvelés, continuera à combattre jusqu’en novembre 1915 , date de sa dissolution.
Sources consultées :
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