Le Calvaire des Marins en décembre 2024.
Calvaire des Marins, son histoire
UN NAUFRAGE À L'ORIGINE DU CALVAIRE
Le vendredi 28 décembre 1900, une forte tempête sévit sur la côte.
À 9h du matin, le canon d’alarme du sémaphore se fait entendre : un navire est en perdition. Il s’agit du Brick-goélette « Croisine » de Bayonne, qui vient de s’empaler sur l’écueil du Bargeouri.
Le bateau était un « chasseur », c’est-à-dire, un transporteur de morues. Il était armé au long cours. Il venait de Saint-Pierre-et-Miquelon et était à destination de Bordeaux.
Quand il a été aperçu au large, il était désemparé.
Dès l’annonce du péril, le bateau de sauvetage « Sainte Reine » sort de son abri et à force de rames, se dirige vers le lieu du sinistre. Compte tenu de l’état de la mer, il devient très vite évident que le sauvetage est impossible, car mortel pour l’équipage. Celui-ci doit faire demi-tour la mort dans l’âme.
Sur les rochers, les douaniers, dépositaires du canon lance-amarre, tentent d’envoyer une tourline aux naufragés pour établir un va-et-vient, sans succès.
La foule agglutinée sur la dune et sur les rochers ne peut qu’assister impuissante à l’agonie de la « Croisine ».
Il y avait 8 personnes à bord, 7 perdront la vie.
Le lendemain de la tragédie, des épaves vont joncher la côte chaumoise.
Le 31 décembre, la municipalité de la ville des Sables décide d’organiser les obsèques de cinq marins retrouvés sur le rivage. L’office religieux sera célébré dans l’église Notre-Dame de Bon-Port. La nef était remplie, le journal des Sables rapporte le nombre de 2 000 personnes.
UNE DEMANDE DES PAROISSIENS
A la demande des paroissiens de La Chaume, le nouveau curé, Emmanuel Rivière décide d’ériger un calvaire pour les marins, proche du rivage sur un terrain donné par la famille Rocheteau-Laurec, dit « le Pas du Bon Dieu ».
Ce calvaire est béni le 1er décembre 1901, à la suite d’une mission prêchée par trois Pères Rédemptoristes.
Sur la croix en granite est placé un grand Christ en fonte.
La Vierge en fonte est posée le 27 juin 1902, au cours d’une mission prêchée par le Révérent Père Lhoir de l’Immaculé Conception de Nantes. Elle est offerte par la famille du capitaine de la « Croisine », Joseph Le Jamet.
LE CALVAIRE DES MARINS DÉMONTÉ
Le 2 avril 1942, le curé de La Chaume, Auguste Fétiveau, reçoit la visite d’un officier allemand, lui demandant d’enlever la croix. Le 25 mai, la Vierge et le Christ sont démontés et stockés à la cure et au patronage.
LE CALVAIRE DES MARINS REMONTÉ
Le 29 mars 1946, le commandant de la marine nationale de l’arrondissement de La Pallice-Rochefort, autorise le curé Fétiveau à reconstruire le Calvaire des Marins à son emplacement.
LE CALVAIRE DES MARINS DÉPLACÉ
En 1970, pour permettre la construction des tours de Saint-Nicolas et l’élargissement de la route, le calvaire sera à nouveau déplacé au bord de la falaise.
Le Christ s’est perdu dans l’opération. Où est-il ? Dieu seul le sait !
Sources documentaires : Semaines catholiques du Diocèse de Luçon,
Roland Monet « Les Naufragés de Vendée » Geste édition 2015.
Archives paroissiales Sainte-Marie des Sables d’Olonne
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